Député de la 16ème circonscription des Bouches du Rhône
Président de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur
Les collectivités locales coûtent cher aux yeux du Président parce qu’elles portent 75 % de l’investissement national et donc, l’avenir de la Nation et de nombre de ses entreprises.
En supprimant les conseils régionaux et les conseils généraux, en réduisant le pouvoir des communes, en créant, sur le modèle américain, quelques grandes métropoles qui draineront toute la richesse nationale, le Président de la République viole l’article 1er de la Constitution : la République est « décentralisée » et son article 72 : « les collectivités territoriales de la République, communes, départements et régions, s’administrent librement (clause de compétence générale) par des conseils élus ». Il n’y a pas de « millefeuilles ». ll y a trois « feuilles » comme chez tous nos voisins européens : les communes, les départements et les régions.
Les maires de France, les élus municipaux, départementaux et régionaux doivent refuser cette atteinte à la démocratie, à l’identité nationale et à la République.
Un fort mouvement de résistance doit empêcher la disparition des institutions qui assuraient jusqu’à aujourd’hui la démocratie de proximité, la solidarité nationale entre les territoires riches et ceux qui ne le sont pas, la survie des communes rurales et l’activité des associations qui dépendent de la liberté que leur garantissaient les trois niveaux de collectivités locales pour l’action écologique, culturelle, sociale et sportive de la Nation.
L’article II de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 reconnait au peuple ce « droit à la résistance » pour refuser cette recolonisation de la province et cette restauration de l’ancien régime.