Référendum d’initiative populaire pour les services publics
Publié le 21 janvier 2010
Monsieur le Premier ministre, il y a quelques jours, la votation citoyenne destinée à défendre le service public de La Poste a remporté un grand succès.
Aujourd’hui, au-delà de La Poste, c’est l’ensemble des services publics qui sont menacés par la politique du Gouvernement, une politique de privatisation de l’État.
Face à la mondialisation financiariste et bancaire, la loi semble n’être plus faite par le peuple et les représentants de la nation, conformément à la Constitution, mais par les forces mondiales de l’argent, le Gouvernement se souciant uniquement de compétitivité et de rentabilité.
Le démantèlement des services publics correspond à cette politique. Nous manquons ainsi de fonctionnaires, qu’il s’agisse d’infirmières, d’aides-soignants, d’éducateurs, d’enseignants, de cheminots ou même d’agents de la sécurité nationale. Pensons aux personnes âgées, aux jeunes, à tous ceux qui n’ont pas de bouclier fiscal pour protéger leur grande fortune.
La révision de la Constitution qui est intervenue il y a plus d’un an permet désormais au peuple de s’exprimer et de défendre en particulier les services publics grâce à l’institution du référendum d’initiative parlementaire et de soutien populaire.
Monsieur le Premier ministre, jeudi prochain, le groupe socialiste défendra une proposition de résolution pour vous demander de respecter les engagements du Président de la République et d’une large majorité de la représentation nationale. Quand allez-vous respecter votre devoir et présenter les textes organiques relatifs à l’article 11 de la Constitution et au référendum d’initiative populaire, sans lesquels la volonté du peuple, exprimée par le Congrès, ne sera pas respectée.