Député de la 16ème circonscription des Bouches du Rhône
Président de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, cela fait déjà de nombreuses années que je défends la nécessité d’un développement partagé entre les rives sud et nord de la Méditerranée. Grâce à nos accords de coopération avec des Régions voisines, grâce aussi à des mises en réseau et des forums tels que celui qui a réuni à Marseille les Régions méditerranéennes les 22 et 23 juin 2008, les rapports entre les territoires et les populations de la Méditerranée se sont considérablement approfondis.
A l’inverse, les réactions des chancelleries européennes à l’initiative d’Union pour la Méditerranée, de même que les prises de position distantes de la Commission européenne sur le sujet, conduisent à s’interroger sur la réalité des projets qui seront mis en oeuvre par les Etats, après la rencontre de Paris du 13 juillet 2008. Les pays du Sud s’inquiètent des menaces qui pèsent sur cette démarche ; en particulier, leurs peuples ne comprendraient pas qu’une nouvelle déception ne leur soit infligée, après celle de Barcelone 1, après celle de Barcelone 2.
Député d’une circonscription où l’identité méditerranéenne est une réalité tangible, Président d’une Région qui constitue l’un des pivots du dialogue euroméditerranéen, j’ai donc demandé à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner, quelles étaient les garanties que le Gouvernement pouvait apporter sur le calendrier et les positions qui seront défendues par la France. Le formidable espoir d’un codéveloppement réussi ne doit pas en effet se transformer, en cas de nouvel échec du processus, en amère déception.