Député de la 16ème circonscription des Bouches du Rhône
Président de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur
Devant l’ampleur de la catastrophe à Haïti, il semble qu’il serait plus efficace et plus économique de soigner les grands blessés hors d’un pays où manquent l’eau, l’électricité et tout moyen de soins médicaux et chirurgicaux convenable.
Pour cela, plutôt que d’attendre l’installation d’hôpitaux provisoires, ce qui peut être fatal pour des milliers de blessés graves, une évacuation par avion vers des pays équipés pourrait permettre de sauver des vies.
On pourrait donc, dans ce cas, formuler dans le droit international humanitaire, une notion nouvelle de « statut d’accueil provisoire » qui assurerait un droit de séjour provisoire pour les victimes des blessures les plus graves lors d’une catastrophe naturellede portée universelle.
C’est le cas de Haïti aujourd’hui comme des pays victimes du tsunami hier.
Je souhaite, en tant que Député et Président d’une Région qui compte de
nombreux Haïtiens que messieurs KOUCHNER et BESSON fassent cette proposition lors de la prochaine conférence de Montréal sur l’aide humanitaire internationale et que l’Assemblée Nationale soutienne cette initiative en étudiant les conditions juridiques strictes que doit avoir « ce droit d’asile humanitaire ».